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I R R E G U L O M A D A I R E

nov
09

mon propriétaire divorce. enfin… si je suis bien ce qu’on me dit de part et d’autre, une jeune cambodgienne de 28 ans a épousé un français de 62 ans. ils sont rentrés en france, non sans avoir acheté ensemble et retapé l’appart que je loue.
selon la loi cambodgienne, aucun étranger ne peut être propriétaire au cambodge, alors il en détient 49% et elle en détient 51%. je ne sais bien sûr pas si ils sont mariés sous le régime de la communauté ou des acqupets du mariage, etc., et je m’en tape allégrement.

selon lui, elle s’est barrée le 28 septembre avec un khmer de france, peut-être plus à son goût à elle.
selon sa famille à elle, il la bat régulièrement alors elle a fichu le camp.
selon lui, je peux faire totale confiance à sa belle-famille.
selon la belle-famille, ils ne veulent plus rien avoir à faire avec lu iet son argent n’est pas le leur et ne les intéresse pas…
selon lui toujours, je dois payer le loyer en france sur son compte à lui et il revendique l’entière propriété de ses/leurs biens au cambodge…
selon elle, dont je reçois un courrier aujourd’hui, je dois maintenant lui verser le loyer à elle, puisqu’elle en possède 51% de ce fichu appart et que le mois dernier j’ai payé le loyer à monsieur.
selon mon bail, c’est avec son père à elle et sous le témoignage de sa soeur à elle que j’ai signé…

selon moi, je ne vais pas tarder à me retrouver à la rue… je crois que j’ai bien fait de regarder le festival des eaux depuis chez moi cette année, je doute fort qu’en 2010 j’en aurai la possibilité…

j’ai donc fait une lettre à ces trois vilains personnages: le mari, l’épouse en fuite et la soeur de l’épouse en fuite pour leur dire que le bail étant signé par le père de l’épouse en fuite, celui-ci peut bien venir chercher les sous le 15 de chaque moi s’il est prêt à me signer un reçu en bonne et due forme à chaque fois. sur lequel bien sûr je ferai stipuler qu’il reconnaît agir selon le mandat des deux parties en déchirure euh… en présence. et qu’il s’engage à verser ses 49% à monsieur le proprio…

qui se croit proprio à 100% et n’est rien d’autre qu’une pôv tache d’occidental qui a cru qu’il allait s’envoyer en l’air avec une petite pute khmère pour pas un rond et qui se retrouve aujourd’hui avec un divorce sur le dos.

y va y avoir du sport.
bien fait pour lui!
à bas le tourisme sexuel!

nov
05

je crois que de tout mon séjour au cambodge, ce dont je me plaindrais constamment, hargneusement, ce sera la route et le comportement improbable des khmers sur la route. si je fais le compte, je peux déjà dire que j’ai failli me viander plus de fois au cambodge en 6 mois que dans toute une vie de motarde ailleurs.

ailleurs, il m’est arrivé une fois de faire un "tout droit" dans un virage en angleterre et il m’est arrivé une autre fois de ne pas savoir m’arrêter au bord d’un précipice.
dans le premier cas, j’ai eu de la chance qu’aucune voiture n’arrive en face, sinon c’était la collision frontale et ma mort certaine. au lieu de cela, j’ai failli me manger le talus et je suis repartie ensuite du bon côté de la route. en ayant appris ma leçon: la vitesse et la tension sont deux éléments inutiles à la prise de virages serrés.
dans le second cas, j’ai couché la moto à terre et ça m’a évité de tomber dans le précipice, qui n’était pas bien grand, et j’ai retenu ma leçon: on ne s’approche pas impunément trop vite du bord du précipice…

c’est toujours la vitesse, finalement, le problème!
hé bien ici, c’est pareil, mais par vitesse, il faut entendre tout déplacement supérieur à 30 km/h!

j’ai déjà failli me manger un gros camion qui subito presto et sans indicateur avait décidé de passer de la bande d’arrêt hors chaussée à la voie de gauche pour repartir en sens inverse. bien sûr, avec son poids et sa vitesse de déplacement, il était totalement en travers de la route quand je suis arrivée à sa hauteur. vive l’apprentissage du freinage d’urgence sur chaussée instable (mouillée en europe, mais ici, sablée!).

j’ai déjà failli me manger une petite minette à moto qui est passée de la partie la plus à droite de la voie de droite à la voie de gauche pour tourner sans clignotant et sans vérifier que la voie était libre dans son rétroviseur. la route était dégagée, et je l’ai contournée, non sans effort ni une bonne sueur froide. j’ai analysé mon erreur mais ça ne m’a servi à rien! je me suis retrouvée hier dans la même situation, en pire!

j’ai failli me manger un gignolo qui allait, lui aussi de la partie la plus à droite de la voie de droite vers la partie la plus à gauche de la voie de gauche sur une route avec des blocs de béton en continu pour séparer les chaussées… et je n’ai pu l’éviter en restant dans ma voie, je me suis retrouvée à contresens sur la voie de gauche, scotchée à la séparation continue en béton. je l’ai maudit sur 1000 générations, il n’est pas près de se reproduire, ce taré-là!

dans le même genre, j’ai assisté à deux accidents dus à ces mêmes circonstances (un véhicule qui prend la tangente pour filer sur le côté opposé de la rue ou de la route sans vérifier que la voie est libre ni mettre son clignotant): deux mobylettes dont le second pilote n’a pu éviter l’accrochage avec le premier, avec pour seul dommage un rétro de perdu, mais vu que personne ne s’en sert, c’est pas grave… et la carriole du tuktuk de mister won incapable d’éviter une moto plantée au milieu du croisement, comme gelée par la peur, qu’il a essayé de contourner du mieux qu’il pouvait sans succès: encore un objet inutile arraché/perdu : le clignotant arrière droit…

pourquoi j’écris tout ça ici? parce que si je ne me décharge pas de tout ça pour relativiser et finir par en rire, je vais commencer à pousser du pied les connards qui roulent comme des manches et les foutre à terre!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! les piétiner sauvagement jusqu’à ce que mort s’en suive!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! oui, je l’avoue, je suis atteinte ici de road rage chaque jour, matin et soir quand je pars au boulot.

je devrais peut-être reprendre le bus…

oct
30

"Durant mon emprisonnement, j’ai vu les membres de l’unité de sécurité frapper sur la tête avec un bâton de bambou et jeter dans les fosses qu’ils avaient auparavant creusées. Ils les jetaient du temple, directement dans les fosses. Quant aux enfants âgés de 5-6 ans qui avaient été arrêtés avec leurs parents, ils étaient cognés par les membres de la sécurité, la tête contre le mur du temple. Une fois jetés, ils donnaient un coup de baïonnette sur leurs côtes, et leur donnaient un coup de pied pour les faire tomber dans les fosses. "

oct
30

"Durant la période où j’ai travaillé sur le chantier de Baray, j’ai pu voir le chef du peuple ancien (je ne me souviens pas de son nom) escorter des gens du peuple nouveau, venus de Phnom Penh, le peuple du 17 avril, à peu près cinq personnes, pour les exécuter dans la forêt, aux alentours du lieu de travail, situé au village de Baray, commune de Kraya. Il leur avait demandé auparavant de creuser eux-mêmes les fosses. Ensuite, les chefs du peuple ancien et de la sécurité, deux à trois personnes en tout, se servaient du manche de la pioche, et du tronc d’un bambou, pour frapper sur la tête, la nuque, avant de les faire basculer dans la fosse. Le peuple du 17 avril était accusé d’avoir volé des patates, d’avoir attrapé la diarrhée, d’avoir mal au ventre, de faire ses besoins sans arrêt, d’être paresseux dans le travail, et d’avoir simulé. Par conséquent, l’agent de sécurité, un nommé Chhan (ចាន់) (mort) les a pris et les a exécutés. La majorité des gens qui ont été exécutés étaient du peuple du 17 avril qui était venu de Phnom Penh. Je ne sais pas qui était responsable dans ces actes d’exécution. C’était sans doute le chef de sécurité du district de Staung (je ne souviens pas de son nom)."

oct
30

La fête des eaux au Cambodge

ici, les photos pour tout voir : http://www.khuontour.com/fete_des_eaux.htm
Si par chance vous êtes parmi nous pendant la fête des eaux (novembre) vous ne serez pas entassés avec les autres agences mais grâce à nos liens avec la famille royale, vous assisterez au spectacle depuis la tribune à la droite du roi du Cambodge. Il en va de même pour les autres événements : mariage, cérémonies diverses, vous serez toujours les bienvenus, si vous le souhaitez, car nous avons nos entrées partout.

3 jours de fête en novembre

De quoi s’agit-il ?

Cette fête célèbre chaque année la victoire de Jayavarman VII sur les Cham ainsi que l’inversion du cours du Tonle Sap au début de la saison sèche.

En quoi cela consiste :

Durant les deux premiers jours ce sont les éliminatoires, les embarcations avec 80 rameurs s’affrontent 2 par 2. La troisième journée ce sont les finales avec la remise des prix par le roi vers 17 heures puis toutes les pirogues passent ensembles devant vous. Vers 18 h (tombée de la nuit) défilé de très nombreuses barges illuminées avec un feu d’artifice qui n’en finit pas.

Le roi arrive tous les jours à 16h 30, vous serez à deux pas de lui pour assister au protocole de son arrivée.

Qui sont les participants :

Les villes, les pagodes, les écoles présentent une embarcation de 80 rameurs. Chaque année c’est 3 et 400 embarcations qui s’affrontent. Cela représente plus de 30.000 rameurs.

Bien sûr le point d’orgue est atteint la dernière journée entre 16 et 19 heures.

oct
30

j’ai 4 jours de congés en suivant (du samedi au mardi inclus) pour célébrer … (http://vorasith.online.fr/cambodge/fetes.htm)

La fête des eaux

Cette fête se retrouve dans toute l’Asie du sud-est.
La fête des eaux servit de célébration de la nouvelle année tant que la première religion du royaume fut de source hindoue. Dès la fin du XIII ème le bouddhisme imposa la date anniversaire de la naissance du Bouddha. Aujourd’hui ce n’est plus qu’une fête populaire, attirant, à Phnom Penh, des centaines de milliers de gens.
Une tradition, citée par le père Ponchaud, dit que l’origine de la fête des eaux est le rassemblement de tous les neak ta venus honorer leur supérieur, le neak ta de Phnom Penh.

La fête des eaux à Phnom Penh

fetepiro.jpg Pendant les trois jours qui précédent la pleine lune de novembre des centaines de pirogues, venues des plus grands vat de province, vont s’affronter, deux par deux, sur le Tonlé Sap, devant le palais royal.
Les plus grandes pirogues contiennent jusqu’à 60 rameurs. En 1996, près de 300 pirogues, venant de tout le pays, concourraient.

Les pirogues descendent le Tonlé Sap sur 800 mètres vers une ligne d’arrivée, face au palais. Cette ligne symbolise un barrage qui retient les eaux : il suffit de la couper pour que les eaux refluent du Lac Tonlé Sap vers le Mékong, la saison de pêche peut commencer.

Les courses se déroulent l’après-midi jusqu’au coucher du soleil. Suit alors un feu d’artifice.
La foule se presse le long des berges (la circulation automobile est interdite sur plusieurs centaines de mètres de profondeur). Marchands ambulants ou installés sur des nattes, orchestres invités par les marques de bière et de cigarettes font les délices de la foule.
Dans la nuit on célébrera la pleine lune…

j’habite en plein devant la partie du tonlé sap où se déroule la ocurse, à deux pas du palais royal. c’est portes ouvertes chez moi dimanche toute la journée, pour ceux qui veulent venir voir. ça va être un bordel monstre chez moi, pendant 4 jours… j’ai suivi les conseils: j’ai fait le plein d’eau (80 litres d’eau potable) et de bouffe…

pour ceux qui manqueront l’événement, je mettrai des vidéos sur facebook. pour ceux qui ne sont pas sur face de bouc, envoyez-moi un courriel si vous voulez les photos.

c’est la fête! vive la fête!

oct
29

un n ou deux n? je ne saurais jamais, mais de toutes façons, ça n’est pas important. quoi que… elle est tellement connne que je pourrais bien me mettre à tripler les N :) (tripler les haines? ;) )

ce qui est important, c’est qu’hier soir, j’ai appelé ma collègue chinda, qui ne reviendra au bureau la semaine prochaine que pour en débarrasser ses affaires, et que je lui ai demdandé la permission d’occuper son coin, avant même qu’elle ne parte. j’ai eu son accord et ses encouragements quand elle a eu compris la situation que la connasse nous fait au bureau.

alors ce matin, j’ai débarqué à 7h, j’ai bougé bureaux et ordis, chaises et classeurs, etc., et je me suis fait une petite niche dans un coin du bureau, c’est le pied. je reste totalement ouverte sur la pièce tout en étant de dos de trois-quart, je vois toujours la porte, j’ai une autre fenêtre que je ne partage pas cette fois-ci, personne ne voit mon écran (et donc je peux bloguer du fin fond de mon bureau…). je suis ok, je me protège.

arrive mon chef vers 8h, qui vient confirmer que je suis là et prête à la médiation avec la connasse et lui à 9h, chose que je confirme. il est tout chamboulé, le pauvre, parce qu’il ne s’attendait pas à de tels changements. je lui réponds franco de port que je l’avais prévenu que je me protégerais et j’indique au passage que je suis bien contente, car ainsi je ne suis assurément plus la première personne près d’elle, celle vers qui elle se tournerait en cas de question.

mon collègue, qui assure d’ailleurs les fonctions de coordinateur pour le boulot et a bien plus d’expérience que moi dans le domaine qu’on traite ici, est ainsi devenu le plus proche d’elle…
il me dit que ça le déstabilise et il ne sait pas me dire pourquoi… décidément, je bosse avec des malades!

bref, ce n’est peut-être pas parfait comme situation, mais au moins, ça me convient pour le moment.

oct
29

SNIF! ma zoé est vendue juste au moment où je me disais qu’elle ne se vendrait jamais et que je ferais peut-être bien de l’importer…
ben voilà, maintenant, à nîmes, ou dans la région, y a une petite nana qui va rouler avec ma jolie zoé…

oct
27

elle a le même prénom que moi. elle est arrivée le lundi. le mardi, elle me gonflait déjà. le mardi une heure plus tard, elle avait le boss en face lui expliquant qu’ici, ça se passe comme ceci et comme cela, vu les conneries qu’elle avait déjà faites entre 8h et 9h. le mercredi, je pétais déjà un plomb et j’attaquais la première bouteille de rescue. le jeudi, je bossais hors du bureau, sur site, en ville: ouf, répit, j’ai pas vu sa gueule. le vendredi, elle s’est barrée sans même dire au revoir ni bon weekend une heure avant tout le monde.

ce weekend, j’ai oublié sa gueule.

le second lundi, elle réclamait la fin de la musique à la pause déjeuner. ce mardi, j’ai encore pété un plomb quand elle a demandé qu’on ne brûle pas d’encens (ça va être facile, ça, au cambodge bouddhiste, tiens…) dans le bureau avant d’aller éteindre le bâton sans consulter personne… j’ai re-pété un plomb et je l’ai envoyée chier, avant de mettre les écouteurs et de lui dire que je refusais de lui répondre. elle est allée pleurer auprès du chef, littéralement, pas figurativement: tu comprends, c’est difficile, elle a du mal, etc. avec l’installation ici, elle se sent seule, etc. faut dire que toute l’aide qu’on a proposé les trois premiers jours nous ayant été renvoyée en pleine gueule, on l’a laissée tomber rapidement… bien sûr, le chef a voulu jouer les médiateurs, j’ai refusé: j’avais du boulot à finir pour ma présentation sur site en ville ce mercredi. il a proposé un coup à boire après le bureau, j’ai répliqué que si elle était en manque de vie sociale, c’est pas comme ça qu’elle allait s’en créer une en demandant une médiation à l’heure de l’apéro, de toute façon, je bois pas.  non mé. j’ai autre chose à faire de mes loisirs que de m’emmerder avec elle.

c’est une connasse. j’ai demandé au chef de mon chef de la virer de notre bureau pour l’envoyer au bureau 229, le bureau des fous: celui qui ne se lave pas, la noireaude dépressive (parce qu’elle est toute habillée de noir tous les jours), celui qui est toujours en colère, celle qui ne sait pas la fermer deux minutes pour qu’on puisse bosser pendant qu’elle joue sur son ordi… j’ai pas demandé bêtement, j’ai demandé parce que le chef de mon chef l’avait proposé, pour soulager mon collègue et moi-même d’une empêcheuse de tourner en rond qui fait une prison de notre bureau qui était à ce jour très convivial.

depuis 6 mois, nous sommes 6 dans ce bureau, le 223, forts heureux de la situation de convivialité et de bonne humeur que nous avons créée, à laquelle personne ne trouve à redire. SAUF LA CONNASSE! qu’elle aille se faire voir. eudi, elle, le chef et moi, on s’installe à trois en salle de réunion. y a des choses à dire. je ne mâcherais pas mes mots. elle va tout prendre en pleine gueule, elle ne va même plus savoir comment elle s’appelle. je lui suggérerai alors sa nouvelle identité: la connasse.

oct
18

j’ai toujours été une mauvaise élève. jusqu’à un certain point bien sûr, et sans jamais me mettre dans des situations impossibles, mais je n’ai jamais été bonne élève. sauf pour mon (avant-)dernier diplôme. c’est drôle, ça. j’ai tout donné sur celui-là peut-être et il ne restait plus rien pour la suite. comme quoi, j’ai peut-être bien fait de me ménager dans ma carrière d’appreneuse jusqu’à ce stade-là, sinon, je ne l’aurais peut-être jamais atteint? allez savoir.

toujours est-il que je suis une mauvaise élève du point de vue de la vie. alors que je faisais ce constat chez le pinson jeudi dernier, il me disait que oui, d’après ce que je lui raconte, je n’apprends pas de mes erreurs. modérons ça un peu quand même: depuis trois ans, j’essaie de comprendre et d’apprendre, mais je suis lente. d’ailleurs, c’était pareil à l’école, j’étais souvent à la traîne. brillante là où ça ne comptait pas. pareil avec la vie: je suis brillante là où ça ne me sert à rien.

et comme je ne sais toujours pas “comment” j’apprends, je ne vois pas le bout du tunnel. et m3rd3!

oct
18

plus d’état d’âme… il y a quelques mois, en septembre 2007, j’avais décidé de vivre mes déjantements au gré de leurs apparitions et donc, je portais des couches à chaque fois que j’en avais envie, j’ai même rencontré des hommes déjantés eux-aussi dont l’un est devenu mon amant à une époque. je n’allais pas très bien à l’époque, mes déjantements étaient des paroxysmes de situations où je me percevais hors de contrôle alors je me laissais aller à tout.

en arrivant ici, où je ne connais personne, une autre dynamique s’est mise en place. je savais que j’allais passer pas mal de temps seule et que personne ne viendrait me rendre visite avant un certain temps. que personne ne chercherait à savoir pourquoi j’étais injoignable à tel moment ou tel autre. etc. je me suis sentie libre de déjanter à ma guise, mais coincée par mon gagne-pain qui me bloquait dans un bureau de 7h à 18h, transport compris.

restait la solution de combler mon besoin de déjantement la nuit. peu à peu, je me suis installée dans cette routine nocturne, que j’ai rapidement trouvée agréable, d’autant plus que je n’avais plus la corvée de refaire un lit propre et frais trop souvent. et même quand j’ai décidé d’embaucher une femme de ménage, ça ne m’a pas stoppée dans mon élan. j’ai même souris quand j’ai réalisé que le jour où je l’ai virée, celle-là, et qu’elle a tapé le scandale sur mon trottoir après m’avoir rejeté son salaire et son dédommagement au visage, elle a probablement hurlé à tout le quartier qu’elle avait passé deux mois à vider mes poubelles pleines de changes jetables!

et quand la nouvelle femme de ménage a commencé, je n’ai pas hésité un instant et j’ai poursuivi mes petits plaisirs nocturnes, déjantée mais pleine d’allégresse. cela fait donc maintenant quatre mois que je me mets une couche tous les soirs pour aller me coucher, dans laquelle je me laisse aller pour enfin m’endormir dans ma couche mouillée, satisfaite, déjantée, calmée. je sens que le psy, qui pour le moment ne me pousse pas trop de ce côté-là, me réserve un chien de sa chienne et qu’il va un de ces jours me mettre la pression pour crever l’abcès. pour le moment, il me fait réfléchir sur plein de choses mais il me laisse tranquille côté couches, même s’il fait parfois des liens pour me montrer comment tout s’emboîte.

et moi, dans tout ça, je me sens apaisée. c’est con mais j’ai passé des années et des années à me torturer avec des états d’âme pas possible sur l’acceptabilité intérieure et extérieure de mes déjantements pour finalement réaliser dernièrement que j’emmerde le monde. je me fous de ce qu’on pense. je mène ma vie de manière raisonnable, je n’emmerde personne, et j’ai bien le droit dans l’intimité de vivre ce que je veux.

seulement voilà, force est d’admettre que si j’appelle ça mes déjantements, c’est bien parce que par le passé, je déjantais. à vouloir me contrôler et à refuser mon besoin, même névrotique, je me privais d’un équilibre dont l’absence me poussait à bout, à des déjantements publics, à des déjantements partagés, parce que ne reconnaissant pas moi-même la légitimité de ce besoin, j’avais besoin d’une validation externe.

hasta luego la validation externe! je n’en suis probablement pas encore à m’accepter dans ces déjantements mais je suis enfin apaisée de me laisser aller à combler mes besoins nuit après nuit et je ne déjante donc plus puisque c’est devenu la routine, la norme. je ne suis plus dans l’excès mais dans l’apaisement. ça me rassure finalement et je me dis qu’il y a donc inscrit dans cet apaisement, une évolution possible, je suis passée du refus au rejet à l’excès à la pratique et à la pratique partagée jusqu’à l’apaisement maintenant.

j’ai donc bon espoir que la thérapie m’aidera à régler d’autres problèmes ailleurs et que tout cela aboutira dans une vie sans déjantement et sans besoin d’apaisement quotidien.

oct
18

zut alors! en 2005, mon amie m’avait offert une main de fatma avec un oeil bleu pour mes clefs, elle me plaisait bien et elle devait me protéger du mauvais oeil…

ça a commencé que j’ai perdu la pierre bleue, décollée, dans la semaine qui a suivi… et le coup de grâce est tombé ce soir: mon trousseau de clefs est tombé au sol et la main a cassé. zut alors, plus rien pour me protéger du mauvais oeil? heureusement que j’ai la baraka! :)

oct
18

incroyable. cela fait quatre heures qu’il pleut, ce dimanche soir à phnom penh. ça m’arrange, ça arrose mes plantes juste au moment où j’en avais besoin. mais du coup, toute la vie a cessé sur la rivière et le silence qui tombe habituellement vers 21h s’est installé vers 18h. incroyable!

oct
18
  • tous les jours, je vais de mieux en mieux
  • je vais merveilleusement bien
  • je suis encore là, donc je philosophe toujours

une connaissance d’une amie dit toujours la première phrase, la seconde appartient à une connaissance de quantique et je viens d’entendre la troisième sur radio france internationale, alors que je me réveillais de ma sieste, prononcée par une jeune chercheuse spécialiste des araignées qu iexpliquait qu’à l’occasion de ses recherches, elle avait chuté en montagne mais s’en était sortie vivante.

finalement, nous passons notre temps à ça, à vivre encore un jour pour “die another day” comme disait james bond/pierce brosnan dans le film éponyme. ça me frappe aujourd’hui, cette résilience que nous avons.

on passe notre vie à se faire ièch pour vivre encore un jour mais tout cela ne tient qu’à une chose, la fin du parcours. et on essaie de vivre une vie de qualité entre les deux, entre le moment de la prise de conscience de notre mortalité et cette mortalité effective.

quand je vois la vie que je mène, que ça soit ici, ou ailleurs, je me dis que ça ira. quand je vois certains enfants ici, je me demande ce qui les motive, les actionne. oui, finalement, je me demande comment font ceux qui ont une véritable vie de merde pour ne pas se flinguer suite à la prise de conscience que représente chaque jour le lever du soleil.

mon dentiste dentosophe disait autrefois quand je lui demandais pourquoi les africains avaient de si belle dents alors qu’ils ont des carences énormes en nutrition que la force et la beauté des dents (blanches, bien alignées, etc.) est associée en dentosophie à une absence de conscience. non pas qu’un africain mal nourri n’ait pas de conscience mais il se préoccupe moins des débats philosophiques qui nous pourrissent parfois la vie, vu qu’il n’en a pas le loisir et que sa vie se résume à la survie.

oct
18

ce matin, le jardinier qui accompagne mon jardin depuis le début venait m’aider à assembler les plantes achetées hier, car je ne connais pas les noms ni les espèces et je ne veux pas mettre ensemble des plantes qui ne se font pas de bien mutuellement et inversement ;o)

j’avais un autre souci: l’aquarium, ou le bac à poissons, bref, le pot de plantes en ciment qui me servait d’aquarium. depuis que je l’avais installé, ça allait mal. faut dire que n’y connaissant rien, j’ai fait connerie sur connerie en l’installant. bon, pas de quoi se frapper, après tout, je n’ai tué qu’une petite dizaine de poissons :(

je voulais donc utiliser le bac comme jardinière et déplacer les poissons dans un nouvel habitat préparé à leur intention et non pas selon ma fantaisie! j’avais un petit problème quand même, c’est que je ne voulais pas tuer les poissons restant. j’ai donc passé ces 24 dernières heures à essayer d’attraper mes poissons au filet pour les transvaser.

j’imaginais que j’avais jusqu’à ce matin, 10h, heure à laquelle le jardinier allait se pointer pour faire le rempotement des plantes. et bien sûr, comme ici l’heure et les rendez-vous n’ont pas vraiment d’importance, je m’attendais à ce qu’il se pointe à n’importe quelle heure. mais bon, quand même pas avec une heure d’avance…

god sent, disent les anglos. envoyé de dieu! il a l’habitude, lui, forcément, alors il sait s’y prendre… je peinais comme une pauvre hère, avec mon épuisette, j’arrivais à rien qu’à suer à grosses gouttes, penchée sur mon aquarium. il a pris la direction des opérations. l’épuisette dans une main, la bassine dans l’autre, il m’a vidé l’aquarium en un rien de temps et nous avons pu ensemble sauver tous les poissons.

ça doit être un jardinier bouddhiste qui comme moi croit que toute vie mérite d’être sauvée! et dire que je craignais qu’il balance tout à l’égout… j’adore le jardinier!

LE NOUVEL AQUARIUM

LE NOUVEL AQUARIUM

LES POISSONS

LES POISSONS

LE JARDINIER

LE JARDINIER

oct
13

pit1 de moustique! elle m’a piquée… sous le sein!!! no me lo créo. O | O

oct
08

ma bécane, elle est partie.
snif.
pas eue.
boohoohoohoohoo!

oct
07

2002 Harley-Davidson XL 1200S Sportster 1200 Sport

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1200 HARLEY DAVIDSON SPORTSTER S

1200 HARLEY DAVIDSON SPORTSTER S

je vais peut-être avoir l’occasion d’acheter ça pour … $4,000. si j’y arrive, je vais me tuer sur la route ici. ou bien je vais faire uen crise cardiaque de bonheur. ou… enfin, bref, je meure d’une petite fièvre… avec un seul nom sur les lèvres … (parodie de jean ferrat).

oct
07

jamais vu ça! entre le moment où j’ai décroché la ligne et le moment où elle m’a raccroché au nez, moins de 2 minutes!

je viens d’appeler bank of america pour annuler ma visa avec eux. dernièrement, pour m’***aider*** à mieux gérer mes revenus, mon budget, mon crédit, etc., ils ont modifié mes services: je suis passée d’une ligne de crédit de $20,000 à $6,500. et puis au passage, mon compte courant, qui ne me rapporte rien, mais était gratuit jusqu’à l’an dernier, vient de passer à presque $9² de frais de compte mensuels, soit $100 par an.

pas de petits profits chez eux hein!

j’étais pas contente, surtout que je sais que je suis une cliente sans problème chez eux depuis 1994 alors hein, faut pas se moquer du monde. j’ai commencé par fermer mon compte courant, pour arrêté la saignée. et ce soir, j’appelais pour fermer ma visa. il y a un crédit de $81 dessus (oui, je suis comme ça, au lieu de devoir de l’argent à ma carte de crédit, c’est elle qui m’en doit!). j’imagine bien qu’ils vont me sucrer le fric au passage. on verra bien.

en attendant, je suis restée en ligne moins de 30 secondes avec la nana, après avoir passé une minute à entrer toutes les infos qu’ils me demandaient par machine interposée. elle n’a pas essayé de me convaincre de rester. je dois être marquée comme indésirable (parce que je ne leur dois jamais d’argent?), à jeter à la première occasion?

enfin, bref, encore une bonne chose de faite! je vais regarder aussi ce qu ise trame du côté de mon american express que j’annulerai peut-être aussi. ça fera du vide dans mes portes-cartes!

²: quand je pense qu’en angleterre j’ai un compte courant rémunéré qui me rapporte et ne me coûte rien, pour lequel j’ai une carte de débit, gratuite, et de crédit, gratuite aussi, et que je ne paie aucune pénalité pour utiliser ma carte à l’étranger.

quand je pense à ce qu’on paie en france pour engraisser les banquiers et disposer de notre argent de manière sûre, pratique, en débit immédiat ou différé et à crédit, je suis dég’!

oct
05

j’allais écrire un post pour dire que je bosse avec des malades et vous faire le catalogue de leurs folies, mais quand on voit ce qui se passe à islamabad, on se demande… pis on se tait.