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I R R E G U L O M A D A I R E

mar
26

puisque je parle encore boulot aujourd’hui, que je vous présente l’éclairée. déjà, c’est pas un éclair! elle avance à petits pas, même moi qui suis lente, je dois l’attendre.
elle a débarqué en octobre. avant son arrivée, elle a été placée dans le bureau 229, parce que notre bureau était trop bruyant pour elle. comme on avait entendu parlé d’une dépressive qui avait postulé chez nous, on a cru que c’était elle qui arrivait. on pensait déjà, bravo, on a encore décroché le cocotier. faut vous dire que personne ne veut venir bosser ici, el culo del mundo, apparemment, pour beaucoup de personnes… alors la chef, elle prend un peu ce qu’elle trouve mais surtout, ce qu’elle parvient à garder. (ainsi, mon chef ne renouvelle pas son contrat et part la semaine prochaine).

elle a donc été installée dans l’autre bureau et nous, empêtrés que nous étions avec la foldingue, nous n’avons pas vraiment eu goût à inclure l’éclairée, si ce n’est que nous avons quand même été polis, chaleureux, mais sans rien lui proposer en dehors du bureau dans un premier temps. petit à petit, elle s’est rapprochée de nous, désespérée qu’elle était d’être coincée dans le bureau 229 avec le prox, le psychanlysé crado et d’avoir à bosser avec la foldingue qu’elle appelle même la connasse…

donc, les échanges ont augmenté, les confidences aussi, je sais maintenant pratiquement tout ce qu’il y a à savoir sur ses parents, ses frère et soeur, sa bretagne, sa vie professionnelle et amoureuse, et comme je ne pense pas avoir envie de lui faire confiance, elle ne sait rien de moi :) si ce n’est quelques miettes jetées en pâture pour avoir la paix. peu à peu elle a commencé à geindre, sur le ton de la rigolade, puis finalement à se plaindre sur le ton de la déprime…

le même supérieur qui l’a collée dans l’autre bureau l’a aussi collée dans un appart de la résidence où il habite, à deux portes de chez lui. et comme l’éclairée se prend pour une princesse, que rien ne lui convient dans cet appart de merde qu’elle loue 1350 dollars par mois, elle voulait déménager mais avait plein de craintes:
- que va dire le chef-voisin (tiens, j’écris comme chloé!), sûrement qu’elle est conne…
- comment va-t-elle récupérer sa caution, sûrement pas possible de rompre le contrat et de la récupérer,
- comment trouver autre chose???????
- comment déménager!!!!!!!!!!!?????????
- que choisir, une résidence avec services –c’est plus cher– ou sans –puisqu’elle ne les utilise jamais ces services???
- oui, mais si il y a une araignée au milieu de son salon à 3h du mat, qui va-t-elle appeler si elle n’est pas dans une résidence avec services (le garde de nuit est bien pratique dans ces résidences)…

car bien sûr, une araignée dans le salon à 3h du mat, c’est tous les jours que ça se produit.

bref, un dimanche après-midi, elle m’a gonflée pendant 4h avec ses histoires et à chaque monstrueuse montagne de problèmes qu’elle envisageait, je lui montrais une solution simple qu’elle rejetait avec un problème nouveau. quand elle m’a sorti le coup de l’araignée, j’ai été très claire en indiquant que de mon point de vue, elle avait très peur du changement et que l’inconfort de sa situation actuelle était insuffisant pour lui faire comprendre que tous ces problèmes n’étaient que les obstacles qu’elel plaçait sur sa route pour se décourager de changer sa situation. qu’une telle dose de négativité ne me convenait pas et que je préférais qu’on ne parle plus de son problème d’appart.

figurez-vous que quand elle a décidé de mettre en oeuvre mes conseils, elle a vu que tout roulait, que tout ça c’était possible, elle a trouvé un autre appart, elle a créé de nouveaux problèmes à résoudre bien sûr puisque c’est son mode de fonctionnement, et ce problème d’appart et de mauvais voisinage étant résolu, elle a trouvé d’autres problèmes pour nous rebattre les oreilles: sa santé.

elle ne dormait plus la nuit, elle a craqué et s’est mise en maladie. en fait, c’est lié à son problème d’appart, de solitude aussi et de mauvaise compagnie dans son bureau (le prox, le psy et la fol depuis que cette dernière a quitté notre bureau). comme elle ne voulait plus aller bosser, elle s’est rendu malade en se prenant la tête sur ses collègues. et puis récemment, j’ai constaté aussi que c’est lié au travail qu’on lui confie: ses deux derniers arrêts maladie sont tombés immédiatement après qu’on lui ait confié une tâche en relation avec ses capacités mais qu’elle refusait de faire car elle la considérait comme moins intéressante que le travail de base qu’on est censé faire.

donc, la semaine d’avant la dernière, elle se met en maladie jusque jeudi dernier. elle revient deux jours et redéprime à donf parce qu’elle se monte la tête vis-à-vis de ses collègues… je n’ai jamais arrêté de lui dire de les ignorer pour aller mieux, elle ne peut pas, bien sûr, sinon elle n’aurait plus de problème! je lui ai déjà dit que si tout le monde n’avait que ses problèmes à elle, le monde serait bien heureux… elle ne le voit pas comme ça bien sûr.

auparavant, elle se plaignait d’être la cible des avances du psy crado. maintenant, elle se plaint qu’il l’ignore et lui fait la gueule. je lui ai raconté l’histoire de ce couple qui prend un train couchette et dont la femme ne cesse de soupirer, allongée dans le noir, ‘ha qu’est-ce que j’ai soif’, empêchant le mari de se reposer pendant des heures, jusqu’à ce qu’il aille lui chercher à boire. quand elle a bu, cette femme passe son temps à emmerder son mari avec ses "ha ce que j’avais soif" incessant, l’empêchant de dormir. elle n’a même pas compris, j’ai dû LUI EXPLIQUER pourquoi je lui disais ça à elle.

bref. lundi, mon collègue lui donne un de ses textes à reprendre, ha mais oui mais comme elle n’a pas le temps, elle râle, elle ne veut pas le faire, et patati et patata. elle m’envoie un courriel négatif sur son bureau (l’un est cracra, l’autre est ceci, la dernière est cela, elle critique tout et tout le monde) alors je lui dis que j’allais me chercher un café, qu’elle peut m’accompagner pour se changer les idées…

et là elle recommence avec sa santé le même cirque qu’avec l’appart. dialogue de sourdes:

[petite précision pour faire justice au dialogue, notre salaire est faramineux, et on pourrait faire vivre chaque mois toute une province cambodgienne dessus sans se priver!!! l'éclairée mange systématiquement au restaurant et a claqué $1000 de fringues le mois dernier, dépensant $4000 sans même savoir où tout cet argent est passé... ]

- ho, je sais pas si je vais arriver au bout du couloir
- ha mais enfin, un peu d’énergie que diable!
- tu rigoles mais je ne suis pas bien du tout là, je crois même que je vais tomber!
- ben l’ÉCLAIRÉE, rentre chez toi!
- ben non, je peux pas, qu’est-ce qu’on va dire de moi???
- ben que tu es malade, c’est tout
- oui mais il me faut un certif
- ben va chez le médecin!
- tu parles, c’est un con
- ben oui, tu vas à naga! vas chez sos, ils sont bien
- ha mais non, c’est trop cher
- mais enfin on est remboursé à 80% !!!

à ce moment-là, on était arrivé à la cafète, elle mate la quiche et me sort: elle n’a pas l’air bien fameuse cette quiche… là j’ai craqué! je lui ai dit que tant de négativité, ça me convenait pas, que je ne pouvait pas passer mon temps à l’écouter geindre sur des problèmes qui de mon point de vue n’en sont pas, je lui ai redis qu’elle est dépressive et doit se soigner (elle refuse de l’admettre bien sûr), je l’ai envoyer paître en lui disant que je ne pouvais plus rien entendre de tout ça, que je devais m’éloigner d’elle tant qu’elle ne se prenait pas en mains!

bien sûr, comme pour l’appart, elle a mis mes conseils en pratiques, est allée chez SOS Clinic où ils ont diagnostiqué son anémie… et hop, elle revient ce matin, et elle recommence à se plaindre de la chef qui ne vaut pas la laisser elle suivre le même cours de khmer que j’ai suivi. elle ne voit pas que la chef pense qu’elle n’a pas la santé pour ça et puis finalement si, et elle se plaint que ça y est, on lui a collé l’étiquette de dépressive malade. mon diable, quel bouleeeeeeeeeeeeeet cette éclairée!!!

bon, je vais encore être obligée de l’éviter! du moins, le temps qu’elle se remette en maladie!

mar
26

c’est la tourmente… dans les rues et au bureau.
nous avons été évalués hier pour mon collègue et avant-hier pour moi et nous ne sommes pas très contents!
mon évaluation me satisfait en fait, car elle correspond à ma réalité, mais je ne suis pas contente de l’évaluation de mon collègue, car elle est bien inférieure à sa réalité.
nous sommes 6 et il fait le meilleur boulot en terme de rendement et de tâches accessoires, et un bon boulot en termes de qualité.
or, on lui colle la même évaluation que moi (la même note), qui fait un très bon boulot en termes de tâches auxiliaires (qui sont devenues par la force des choses des tâches prioritaires parce qu’il n’y avait personne d’autre pour le faire) et un boulot correct en termes de rendement sur les tâches non auxiliaires ainsi qu’un boulot "d’apprentissage" sur la qualité, vu que je ne suis pas du tout une spécialiste du type de travail exigé ici (et que je m’en sors quand même pas trop mal).

bref.
c’est injuste. il y a 5 notes, de 0 à 5, 0 étant le pire et 5 le meilleur, nous sommes tous deux placés au 3, ce qui n’est pas légitime dans son cas.

et comme nous fonctionnons en équipe, le fait qu’il y ait un glandeur parmi nous (le prox) qui reçoive la même note que moi, ben ça m’indispose profondément.

alors aujourd’hui, c’est la tempête dans nos crânes. j’essaie de calmer mon collègue pour qu’il n’aille pas dire au chef de notre chef où elle peut se la mettre cette évaluation … :)
quant à moi, comme j’ai eu ce que je mérite, je ne me plaindrais pas, et je ne me plaindrais pas pour mon collègue, mais j’en predrais de la graine comme on dit: je mesurerai mon effort avant de le fournir sans retour.

mar
25

ce matin en allant au boulot, j’ai assisté à un accident de moto, je ne sais pas comment le gars a pu se relever et marcher. situation habituelle, nous sommes au feu et la circulation est arrêtée au rouge sur l’axe ouest-est.
la circulation de l’axe nord/sud coule à flots et l’intersection est bien remplie, de camions, de motos, de 4×4, de charettes, tout juste si je vois pas passer ben hur et son char…
arrive une petite minette en yamaha fimo, un de ces petits scooters légers avec des roues épaisses comme le fil à couper le beurre, sur l’axe est-ouest en face de moi. et là voilà qui fonce à contresens sur la voie la plus à gauche (la mienne quand la circulation reprendra de mon côté), apparemment fermement décidée à traverser le carrefour auquel le feu rouge lui intime de s’arrêter.
elle doit croire au pouvoir invincible du moment présent et de l’invocation à l’univers car elle est à fond les manettes et elle passe.

bien sûr, le pauvre mec sur son très vieux honda cub 50 bleu marine n’a pas fait le poids quand elle lui a coupé la route et arraché son clignotant droit. elle a poursuivi son bonhomme de chemin sans que personne ne se lance à sa poursuite pour la lyncher, sans même un regard en arrière pour ce qu’elle venait de faire…
et lui, le pauvre, je ne sais pas comment il a atterri à cause du camion qui me bouchait la vue mais quand je suis passée à l’intersection, il était debout et marchait vers son cub allongé à terre en pas trop mauvais état. et il avait des tongs aux pieds!

y a un bon dieu pour les connasses.

mar
25

meuh non, je ne suis pas devenue adepte de la caisse, des 4 roues…
aujourd’hui pour la première fois dans mon travail ici, je tripatouille un texte dans lequel je cite un autre texte que j’ai traité l’an dernier. marrant! je m’autoréférence!

et, puisque je parle boutique, je vais bientôt recevoir par la poste un beau livre auquel j’ai collaboré l’an dernier. yay!!! la récompense du travail bien fait! :)

mar
23


BHOUTAN

BHOUTAN

j’vous ai pas dit? en novembre, je pars faire un tour à moto dans le sikkim et le bouthan… 17 jours en Enfield 500, une bécane anglaise qui n’est plus produite en europe mais toujours produite en inde. à travers l’himalaya! rhâaaaaaaaaaa… vous v’nez? c’est ici.

mar
23

wow. après des mois dans l’un des pays les moins avancés, se retrouver à bangkok, c’est prendre une grande claque dans la yeeeeeeeeeeule !!!

j’y suis d’abord allée en week-end en janvier avec mon ami pierrot. un collègue de boulot, gay, cultivé, sympa, belge, avec qui je m’entends très bien! on est parti un vendredi soir et on a voyagé en classe affaires grâce à ses privilèges et au manque de place en charter…

le samedi matin, petit déj dans la rue, une soupe de riz, du bobor! j’adore! depuis, narom m’en a fait, c’est excellent! je le réclame pour dîner maintenant… puis nous avons pris le métro pour aller au marché du week-end. franchement quand je vois les coûts des transports, je me demande pourquoi on n’y a pas été en motodop… ça va plus vite, ça coûte rien! il y avait une copine à lui qui organisait une expo mutlitalent (peintres, sculpteurs, etc.)  et qui a eu la chance depuis plusieurs années de participer à un projet que j’avais tenté de mettre sur pied en 1984, sans succès du fait de mon jeune âge à l’époque, 19 ans, et le caractère peureux des éditeurs parisiens.

après ça, et un arrêt nourriture dans la rue où tout le monde mange tout le temps et pas de la junk food!, on a fait ses courses à lui, avant d’aller voir avatar au cinoche! en 3 D, bien sûr! après un canard laquais au restau chinois le soir. le dimanche, je suis repartie sur les genoux sans même avoir eu le temps d’aller à Carrefour (oui, oui, vous avez bien lu, y a Carrefour à bangkok!).

cette fois-ci, j’y allais seule, enfin, presque… pierrot s’était vautré à moto peu de temps avant et comme il est basé à bangkok, quand il a su que j’y allais, il s’est organisé pour rentrer avec moi! encore un voyage bien agréable, en classe charter mais bien placés quand même :) depuis, il a presque fini sa convalescence et il revient à phnom penh jeudi…

cette fois-ci, j’avais décidé d’aller en auberge de jeunesse pour me bouger un peu et surtout ne pas rester au frais à l’hôtel devant la télé. je débarquais le mercredi à 11h et j’avais rdv à l’hosto à 13h30, le même jour. j’avais quartier libre le jeudi, vendredi, rdv à l’hosto le samedi et retour le dimanche. dès le mercredi soir, la tête en feu, je me bookais un petit voyage le lendemain pour ne pas traîner ma misère en ville…

et puis, comme j’ai de la chance, alors que je filais au centre commercial chercher un dîner japonais, je me suis rappelée le ciné, j’ai regardé le programme et bingoooooooooo! ils présentaient en anglais l’imaginarium de gillians avec tom waits dans le rôle du diable!!! rhâ, le pur bonheur, engoncée dans mon fauteuil, j’ai dégusté mes sushis et autres sashimis en compagnie de tom waits!

le lendemain, je suis donc allée au marché flottant, puis au pont de la rivière kwai et enfin au temple des tigres, caresser de gros chatons!!! quelques photos:

TIGER TEMPLE IN THE YEAR OF THE TIGER

TIGER TEMPLE IN THE YEAR OF THE TIGER

TIGER TEMPLE IN THE YEAR OF THE TIGER

TIGER TEMPLE IN THE YEAR OF THE TIGER

c’est tout doux, un bébé tigre, et un adulte a le poil plus dur, c’est incroyable à toucher, on a envie de le serrer dans les bras et on sait qu’on ne peut pas :) … j’ai découvert que les tigres ont une tache blanche sur le dos de l’oreille, je ne le savais pas !

bon, le pont de la rivière kwai, heureusement qu’il y a un musée sinon ben… c’est un pont désaffecté sur une rivière maronnasse…

RIVIERE KWAI

RIVIERE KWAI

quand on est rentré le soir du minitour, suant, puant, couverts de poussière, claqués, on avait une pêche d’enfer! c’est pas tous les jours qu’on caresse un tigre librement!!!

j’hésitais à réserver une autre promenade le lendemain, puis je me suis calmée, car la migraine, la douleur, la fatigue, bien présentes, que je voulais négliger en me poussant à bout, allaient toutes me le faire payer si je ne me reposais pas.

j’ai donc simplement mis les pieds dans le dernier centre commercial à la mode et j’ai fait mon shopping: il me fallait des chaussures et j’ai acheté une paire de converses et trois paires de doc. des livres de coloriage que je n’ai pas trouvés, des livres d’apprentissage de l’anglais pour enfants et des dictionnaires visuels que je n’ai pas trouvé non plus, mais bon, que la promenade était agréable ! j’avais décidé de mettre un peu de piment dans ma journée et j’y étais allée en motodop. les fous, ils roulent à fond la caisse! heureusement que j’ai l’habitude sinon j’aurais eu peur!

le soir, dîner japonais encore oui oui, et dodo tôt! le lendemain, j’attaquais carrefour… j’ai fait tous les rayons! pour acheter des éponges et des chiffons microfibres… et puis ce que je voyais au fur et à mesure et que je remarquais qu’il me manquait. j’ai pas trouvé de truc pour ranger mes couverts dans le tiroir quand même hein… l’après-midi, j’avais rdv chez le dermato pour les fils et après ça, j’ai filé au centre commercial du premier soir, à la recherche des objets manquants! ben moi je vous le dis: paragon, c’est bien mais emporium, c’est mieux! j’ai tout trouvé chez eux!

et un dîner japonais plus tard, j’avais annulé la sortie avec pierrot au cabaret à partir de 22H, ni lui ni moi n’avions la forme… j’avais la nausée, la tête comme un compteur à gaz et je préférais aller dormir! surtout que le lendemain je rentrais tôt!

bangkok, je suis conquise, j’adore. je vais essayer d’y aller un week-end tous les deux mois, histoire de visiter et de me la couler douce. faut que je trouve comment savoir ce qui passe au ciné pour y aller quand il y a des films qui m’intéressent. là, je dois dire que d’avoir vu avatar et l’imaginarium, je suis comblée! et j’adore mes nouvelles chaussures!!!  et je me ferai bien un tigre encore …

mar
23

j’ai décidé de faire dans les b aujourd’hui! bon, pareil, hein, j’ai pas pris un coup dans le pif quand même!

  • Non, mais t’as déjà vu ça ? En pleine paix, il chante et puis crac, un bourre-pif ! Il est complètement fou ce mec. Mais moi, les dingues, je les soigne. J’vais lui faire une ordonnance et une sévère… — (Dialogue de Michel Audiard dans le film Les Tontons flingueurs)

quand j’ai cramé au soleil de sihanoukville en septembre dernier, j’ai atterri chez le dermato qui m’a diagnostiqué un carcinome basocellulaire sur le nez, sous le coussinet de la lunette… bon, il a bien dit cancer, et même en français avec un petit accent allemand, mais ça ne m’a pas inquiétée. j’ai essayé sa pommade, sans succès. un truc ou deux en homéopathie, sans succès. la vitamine E, idem.

j’en avais quand même marre que ça saigne constamment. et puis le dermato, l’avait été très clair, si la pommade ne fonctionnait pas, fallait passer à l’ablation. j’y suis donc retournée en janvier, et il m’a grondée de ne pas avoir agi plus tôt, avec ultimatum pour enlever le truc sous quatre semaines.

entre temps, j’avais quand même regardé ce que c’était ce trus-là. comme il avait dit “pas de métastatses, jamais”, je ne me sentais pas mal ni menacée ni en danger de mort. mais bon, j’ai quand même décidé d’agir et aussi de réfléchir.

grâce à mon boulot, j’ai une bonne assurance, et quand on ne peut pas se faire soigner ici, il suffit d’un certif médical pour que le voyage à bangkok soit payé, avec un per diem (frais de déplacement) pour les frais sur place. alors je me suis organisée pour prendre rdv et je suis allée là:

SAMITIVEJ

SAMITIVEJ

hôpital ou cathédrale, on se le demande. ça se prononce samitiouètte…

SAMITIVEJ

SAMITIVEJ

service impeccable, et moins de $2,000 plus tard, j’avais une cicatrice sur le nez plutôt qu’un cancer des cellules basales de la peau.

wiki explique que “Le traitement consiste essentiellement en une exérèse chirurgicale simple avec une marge de sécurité autour des bords visibles de la lésion. L’examen microscopique de la pièce chirurgicale doit révéler que l’éxérèse de la tumeur est complète pour considérer que la tumeur est définitivement traitée, la tumeur ainsi enlevée ne repoussera pas. Si l’exérèse est incomplète, la tumeur repoussera à partir des quelques cellules tumorales encore présentes au sein de la peau.”

ce que wiki ne dit pas, c’est qu’après la première exérèse, on reste sur la table, en anesthésie locale, avec un chiffon sur le nez, en attendant que l’analyse soit faite. et là, pas de bol, le chirurgien revient me dire qu’il n’a pas tout eu du premier coup, très fréquent, et qu’il va retailler un peu.

moi? j’étais lessivée. je voulais pas ouvrir les yeux mais je les avais ouvert au moment où l’aiguille s’avançait pour aller anesthésier mon pif, ack! alors forcément après, je tremblais, plus de peur et de froid (bonjour la clim!) que de douleur quand même hein.

la procédure utilisée s’appelle chirurgie de Mohs, ou chimiochirurgie, je vois pas ce qu’il y a de chimio là-dedans d’ailleurs, bref. ça garantit un max de chance de zéro récidive au même endroit. ben voilà, maintenant, j’ai plus qu’à surveiller et éviter le soleil! le dermato thai m’a quand même bien examinée des pieds à la tête!

quand il a recousu, j’en menai pas large car il n’arrêtait pas de me demander si je sentais quoi que ce soit, je pense qu’il ne voulait pas me réinjecter de l’anesthésiant (merci merci merci!) ni me faire mal. par contre il aurait pu me dire que la douleur serait instantanée et fulgurante quand l’effet serait terminé!

le samedi suivant le mercredi de l’opération, il m’a enlevé les fils et je suis rentrée le dimanche matin!

j’aurais pas dû. apparemment l’avion, ça fait du mal aux sinus qui ont été anesthésiés. j’ai été bosser le lundi mais avec une telle migraine que j’ai déclaré forfait et suis allée chez le médecin chercher un arrêt pour le mardi et le mercredi!

et puisque je vous fais un bilan santé, ben je vais bien! j’allais mal en novembre décembre, claquée, la chiasse tout le temps, mal au ventre! ben là, j’ai eu une chance incroyable, comme toujours: il y a une femme à phnom penh qui fait du kéfir et que j’ai trouvé par hasard sur le net et qui annonçait qu’elle partageais! elle m’a donné des grains et j’ai pu commencer la prod de kéfir de fruit dans ma cuisine, et depuis, je revis !!! j’ai rééquilibré ma flore intestinale et je l’ai renforcée, alors tout va bien !

mar
23

bon, faut bien commencer kèk part pour vous raconter les z’aventures de chaos au pays des merveilles après un si long silence…

je vous avais laissé avec la foldingue qui me faisait ièch au bureau, une nana arrivée après tout le monde et qui voulait n’en faire qu’à sa tête sans dialoguer avec personne au bureau… on a tous plus ou moins essayé, de son côté, du nôtre, mais ça ne collait vraiment pas alors on a fini par faire silence. elle dans son coin, mon collègue et moi dans le nôtre, les khmers au milieu qui ne comptaient pas les points.

on a peu à peu repris notre vie ordinaire une fois la poussière retombée, et on déjeunait de nouveau en riant, en parlant, en musique. mais bon, on ne lui as pas infligé l’encens parce qu’elle est allergique, quand même, y a des limites!

et puis, on a eu une chance du tonnerre! on a été obligés de déménager notre bureau, du 223 au 230, en face du 229 où se trouvent tous nos autres collègues, les copains de foldingue: un psychiatrisé grave, que j’appellerai le psy, il a un master de psychanalyse. c’est le type crade et con qui était venu dîner chez moi en france à nîmes, avant mon départ. mon diable qu’il est asocial. non seulement il ne se rase ps et ne se lave pas les dents, il met des vêtements tachés et est du genre à se pisser dessus aux chiottes et à sortir de là le pantalon mouillé au niveau de la braguette. bref, il refoule tellement du gosier que j’ai clairement indiqué à ma hiérarchie que je ne bosserai pas avec lui, je me mettrai en maladie plutôt.

ensuite, il y a le prox dans ce bureau. oui, je l’appelle le proxénète, car il s’est acheté une pute pour $300 mensuels. c’est fréquent ici, certaines femmes survivent ainsi, avec 5 ou 6 mecs qui leur donnent $300 pour venir exiger leurs faveurs à volonté. monsieur est avocat inscrit au barreau de montréal et de paris et pratique l’esclavage sexuel au cambodge où il est fonctionnaire international. chapeau! en plus, il ressemble à mister bean, c’est terrible!

la troisième là-dedans, c’est une Eclairée… j’en reparlerai plus tard. elle était absente en maladie la semaine du déménagement. il y a aussi trois khmers, assez insignifiants, sauf pour le motard artiste poète… j’en reparlerai.

bref, nous étions avec la chef de notre chef en train de regarder le nouveau bureau et où nous allions nous caser, quand la chef demande à la foldingue ce qu’elle en pense. “je pense pas!” qu’elle lui répond, la connasse… bref, ça a dégénéré, elle a gueulé sur la chef (je juuuuuuuuuuubilais intérieurement, c’était jouissif à voir, comme ça notre chef voit aussi ce qu’on a à gérer au quotidien!). elle a fini par cracher son venin: tu le sais ce que je veux, je veux changer de bureau! la chef lui réplique qu’elle lui a déjà dit qu’elle devait lui faire un mail pour faire sa demande et qu’à ce moment-là, ça serait accepté. elle se couvre la chef et elle a raison! bref, je ne sais pas ce qui s’est passé ensuite car la connasse a fini son cirque dans le couloir…

toujours est-il que quand je suis rentrée de thailande, la connasse était au 229 et nous n’étions plus que deux barangs dans le 230. l’Eclairée tirait la gueule parce qu’elle s’était déjà écharpés avec la foldingue à cause de la clim, à l’envers de nous cette fois-ci, pour la mettre et non pas la fermer… dans le 229, la foldingue et le psychanalysé ont tourné leur bureau vers le mur, tournant le dos au reste de la pièce. ça fait très … a m b i a n c e !  depuis, je respire!

fév
22

dans mon bureau, y avait une femelle margouillat planquée derrière le frigo, il y a quinze jours. quand j’ai déplacé le frigo, elle s’est carapatée au plafond. je pouvais très bien voir qu’elle portait… 2 petits? 2 oeufs? ça avait bien l’air d’être deux oeufs, dans le ventre à la hauteur de chaque patte arrière. c’était impressionnant! j’avais pas mon appareil photo, dommage!

ce matin, en arrivant, à côté de ma pouvelle, il y avait un tout petit margouillat mort. c’est triste! peut-être un de ses deux petits?

fév
15

une collègue se marie samedi et me fait parvenir le détail des cérémonies et des infos expliquant les traditions. comme j’ai déjà assisté à 4 mariages, que je m’en fous de son mariage ne la connais pas très bien et que je trouve sa présntation très informative et expliquant bien ce que j’ai vu dans tous les mariages jusqu’à présent, je la partage avec vous! (sans corriger la copine)

Cérémonie religieuse

La cérémonie religieuse bouddhique aura lieu le vendredi 19 février à 15H00 au domicile des parents de Sophy à l’adresse N°69 E1 rue 182.

Cela dure une bonne heure.

Ce sera l’occasion pour vous de découvrir notre premier costume de mariés (11 au total), et d’assister à une cérémonie de bénédiction bouddhique.

Le 20 février 2010

La cérémonie du mariage traditionnelle aura lieu le matin du 20 février, au restaurant qui sert pour la réception du soir : Restaurant le Lucky Star, salle F, rue 336 pratiquement en face de la rue 234 (voir plan en pièce jointe map.jpg).

Si vous pouvez, venez en tuk-tuk plutôt qu’en voiture, surtout le soir, il n’est pas facile de circuler et de se garer dans le coin.

Le cortège du marié

Présence obligatoire au maximum à 6H30 pour la famille des mariés et pour tous les amis qui souhaitent faire partie du cortège.

Pour se placer dans le cortège, il y a des règles à respecter : on s’y met toujours par couple (y compris du même sexe) et obligatoirement avec un plateau de cadeaux ou de nourriture dans les mains. Vous devez donc prendre deux plateaux au même contenu (deux plateaux de banane ou deux plateaux contenant le même cadeau) dans le restaurant puis ressortir pour vous placer dans le cortège.

L’arrivée

Les parents de la mariée accueillent le cortège, après d’innombrables salutations, la mariée sort de la maison et va rejoindre son futur époux.

Nous rentrons dans le restaurant, et vous pouvez donc y rentrer aussi.

Les remerciements aux parents

Bien installés par terre, le couple de mariés offre tour à tour à chacun des parents respectifs un plateau de cadeau pour les remercier pour tout (éducation, frais mariage, etc…)

Le lavage de pieds

La jeune mariée fait semblant de laver les pieds de son époux en arrosant les pieds de son mari avec du parfum.

La coupe de cheveux

Un couple de comédien/chanteur donne une petite représentation comique incarnant des personnages divins venus assister sur terre au mariage. Ceux-ci se transforment symboliquement en ciseau en or et en diamant pour couper les cheveux des mariés.

La famille d’abord, puis les amis (s’il y a le temps) peuvent ensuite faire de même, et faire semblant de couper les cheveux des mariés, tout en les arrosant de parfum (avec parcimonie SVP).

Éloigner les mauvais esprits

Tout est mis en place afin de rendre hommage aux ancêtres. Les futurs époux s’assoient côte à côte sur un tapis et sont rejoints par sept couples mariés (en général).

Ceux-ci servent de barrière et empêchent les mauvais esprits de s’approcher du nouveau couple. Lorsque tout le monde est installé, un représentant bouddhiste récite une prière et fait passer des bougies à chacun. Il faut agiter un peu l’air autour de la bougie, mais surtout sans l’éteindre !

La cérémonie d’union

C’est la phase finale de la cérémonie qui marque le symbole de l’union des mariés.

Les mariés sont inclinés vers l’avant, les mains jointes et posées sur un oreiller doré, un sabre est posé sur leurs mains. À ce moment, le représentant bouddhiste, les parents, les couples modèles et quelques autres invités prodiguent des conseils et bénissent le couple. À la fin des recommandations, le représentant bouddhiste lie les mains des jeunes gens avec un fil de coton rouge. Cela signifie que le couple est marié et lié à tout jamais.

A tour de rôles, les convives prennent des fils trempés dans de l’eau bénite et attachent tour à tour les poignets des deux mariés. Vous pouvez participer à cette cérémonie, mais obligatoirement par couple de deux, y compris du même sexe.

A la fin, on lance des pétales de fleurs sur les mariés unies pour le meilleur et pour le pire.

Note : on ne jette jamais de riz sur les mariés au Cambodge. Ceci serait un mauvais présage puisqu’il sert à éloigner les mauvais esprits.

Le banquet et la fête du soir

A partir de 16h30, les mariés et les parents des mariés attendent à l’entrée de la salle de banquet les invités qu’ils salueront et auxquels ils donneront un petit présent.

Les convives ne sont pas placés aux tables. Ils s’installent comme ils le souhaitent, sachant que dès qu’une table est complète, la nourriture commence à arriver.

Traditionnellement, on ne mange pas tant que la personne la plus âgée à la table n’a pas commencé.

Il y aura environ huit plats qui arriveront l’un après l’autre, et qui sont à partager entre tous les convives à table.

Faites attention à vos verres et vos bouteilles, lorsque le repas est terminé, les serveurs ont pour habitude de tout retirer des tables sans vous demander votre avis ni regarder la quantité qu’il reste dans les bouteilles ou dans les verres !

Si vous avez les oreilles sensibles, choisissez une table en fond de salle, loin de l’estrade du groupe de musique.

Liste de mariage

Beaucoup de baraings nous posent des questions au sujet de la liste de mariage.

Traditionnellement au Cambodge, les mariés ne reçoivent en cadeau que de l’argent. L’enveloppe remise avec l’invitation et comportant votre nom est utilisée par les cambodgiens pour y mettre de l’argent en cadeau pour rembourser au moins le prix du repas de chaque participant.

Cette enveloppe est remise à l’entrée de la salle de restaurant du mariage.

Vous pouvez faire de même si vous souhaitez respecter cette tradition.

Pour les baraings*, vous avez également une autre possibilité, celle de participer à notre voyage de noces (la Toscane en juin). Vous pouvez alors remettre votre enveloppe lors de la cérémonie du matin, au moment de la bénédiction des mariées lorsque vous attachez le fil rouge à nos poignets. Cette enveloppe peut être (exceptionnellement) anonyme, ce qui n’est pas le cas de celle remise le soir, qui doit impérativement comporter votre nom.

Il n’est pas dans la tradition d’apporter de l’électroménager, vaisselle et autre objet de décoration.

(*baraing = étranger)

alors, qui veut se marier à la khmère, hein?

fév
07

pas le courage de faire une note individuelle pour chaque sujet, je vais faire une loooooooooongue note. sur tout et sur rien.

vous

je continue à vous lire, mais comme je n’ai pas accès à vos blogues du bureau (je vous lis dans un aggrégateur, google reader), je n’arrive plus à vous commenter. mais ne désespérez pas, je vous suis et surveille !!! :o )

rue

pffffffffffff, toujours aussi fou, la route, ici. je me rends compte qu’au gré de mon humeur, ça va ou ça ne va pas. il semble aussi qu’il y a des jours et des heures où ça roule mieux. n’empêche, je suis sceptique: pas un jour depuis quelques semaines sans que je me trouve dans une situation dangereuse.

aujourd’hui, par exemple, une corolla garée sur le côté droit de la route, sur une route rapide à 4 voies. je ne me méfie pas et paf! sans clignotant, je vois la corolla démarrer et virer d’un coup sec pour traverser les 4 voies et aller à la station essence.  je n’allais pas encore assez vite pour ne pas réussir à m’arrêter et à la contourner. n’empêche. je hais les utilisateurs de la route cambodgiens!

pas une semaine sans que je vois un accident plus ou moins grave sur la route. ce soir, sur kampuchea krom, la rue qui remonte vers le marché central, une mabulance quitte la scène, et il y a encore un gars sonné à terre… mort?

boulot

bon, ça y est, la connasse qui a intégré l’équipe s’est mis tout le monde à dos sauf deux zonards et on a maintenant compris comment elle fonctionne, donc elle ne nous énerve plus, on l’a ostracisée, elle est à l’écart de tout le monde au bureau, qu’elle se démerde! c’est pas charitable du tout, mais bon, charité bien ordonnée commence par soi-même.

sinon, on va avoir le droit de travailler à la maison 2 jours par semaine et bien sûr, mon collègue et moi avons demandé les mêmes jours, dans l’espoir que la grosse conne a demandé d’autres jours que nous: on finira bien par ne plus la voir au bureau !

je travaille aussi avec une équipe externe, je fais le contrôle qualité de leur production. cette équipe est dirigée par une femme qui me rend folle!!! on s’engage dans des dialogues de sourd incroyables, absurdes au possible. genre, je lui refuse un produit parce que la qualité est trop mauvaise en indiquant dans le mail quelles consignes elle doit respecter pour satisfaire le contrôle qualité, des consignes que j’ai élaborées, sur 70 pages… et elle refuse d’améliorer le produit au prétexte qu’elle l’a déjà fait, mais bon, pour me rendre service, elle va le reprendre encore une fois si je lui donne des consignes précises pour l’améliorer.

faut croire que 70 pages de consignes détaillant comment faire, c’est pas assez! quand je lui signale que si elle avait regardé le produit, elle aurait constaté qu’elle ne l’a pas déjà amélioré et qu’elle l’a simplement confondu avec un autre, et qu’elle doit s’y mettre, elle ne me répond plus. je fais alors un mail pour lui demander de me confirmer qu’elle a compris ce qu’elle doit faire et elle me répond qu’elle a besoin de consignes précises, bien sûr!!! alors je fais un copier-coller de mon tout premier email pour lu irappeler que ça fait maintenant trois jours que je lui ai expliqué ce que j’attends d’elle.

j’ai fini par appeler son chef et par faire un mail à ma chef pour lui demander d’intervenir, parce que sinon cette femme fait perdre un temps fou à plusieurs personnes qui n’ont pas besoin de ça! bref, côté boulot, ça remue, mais au moins, ma chef m’a fait un email la semaine d’avant pour me dire que je ne dois pas ressentir trop de frustration parce que je fais un bon boulot, qui se voit, ça avance etc.

sinon, on a un vieux de 75 ans qui est arrivé il y a quelques semaines pour passer 2 mois avec nous. déjà, je trouve inacceptable qu’il ne laisse pas la place à un plus jeune. bon, je comprends, il “tourne”: 2 mois ici, 2 mois à arusha en tanzanie, 2 mois à new york, 2 mois ailleurs etc. alors oui, ça doit meubler sa solitude et ça doit être très agréable! mais quand même, bon sang! il est presque aveugle en plus!

je me suis adressée à notre chef, qui est son ami, pour lui dire que je ne veux pas que le vieux utilise mes outils: il les laisse tomber par terre, il les remet en place à moitié bousillés et quand j’ai fait la réflexion à la cantonade que mes outils sont utilisables par tous à condition qu’ils ne soient pas endommagés, il a fait le sourd, alors je l’ai interpelé à travers le bureau: hey, le vieux, on est bien d’accord, tu m’as entendue? il a tout de suite nié qu’il était à l’origine des dégâts.

ça m’écoeure des attitudes comme ça, alors j’ai écrit au chef en lui disant, hep, c’est ton pote, tu le remets dans le droit chemin steuplé parce que mes outils coûtent cher et je ne vais pas être capable de les remplacer facilement ici! s’il continue à me bousiller mes affaires, je vais les enlever des étagères, non mais!!! quand c’est pas ça, c’est sa main qu’il écrase sur la visière de mon casque… bien sûr, la marque bien grasse se couvre de poussière sur la route et à l’arrivée, j’ai plus qu’à tout laver!

franchement, je ne comprendrai jamais comment les gens peuvent être si peu attentifs qu’ils mettent les autres dans des situations déplaisantes du simple fait qu’ils ne voient pas les conséquences de leurs actes. je suis certaine que ça arrive à tout le monde de se retrouver dans une situation désagréable du fait de l’inattention d’autrui, alors pourquoi tout le monde n’en tire pas la leçon que j’en tire: ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse??? grrrrrrrrrrrrr…..

pinson

vous vous souvenez que je l’ai gentiment laissé tomber? ben depuis, on est pote sur tête de livre, et je suis convaincue maintenant que ce type n’est pas un pro. j’ai cherché à vérifier ses diplômes, rien, nulle part. il dit avoir un doctorat d’une fac en floride qui affiche sur une page le nom de tous ceux qui ont reçu ce diplôme chez elle: son nom n’y figure absolument pas, pour aucune année! j’ai fait une recherche sur internet car quand on fait un doctorat aux états-unis, on publie, on participe à des conférences, etc., et tout ça, ça se retrace sur le net. rien, que dalle, que d’chi! j’en conclus donc que ce type-là, c’est du flan.

quand j’ai fait mon évaluation avec mon boss, il m’a dit qu’il avait pensé un moment ne pas renouveler son contrat ici, lui-même. il me disait ça pour amener la question de savoir si je voulais rester une autre année. (bien sûr, je veux rester!) alors j’en ai profité pour lui dire que je savais déjà ça, puisque le pinson m’en avait parlé. j’ai demandé à mon chef de ne pas me créer d’ennui suite à cette confidence, mais de la prendre en compte pour savoir que le pinson ne respecte pas la vie privée de ceux qu’il côtoie!

comme je déménage, nous ne serons même plus voisin, alors ça sera vite fait: tout se résumera aux rencontres que nous ne manquerons pas de faire en ville, à nos profils respectifs sur tête de livre et c’est tout!

mère

ça va faire un an à la fin du mois que je suis allée voir ma mère pour lui annoncer mon départ, me fritter à donf avec elle, et qu’on ne se parle plus. ben ça fait du bien! je ne suis pas constamment choquée au téléphone avec ses conneries, et je pense très rarement à elle. elle a bien essayé, via une cousine, d’avoir mon adresse, mais j’ai pris les choses littéralement en répondant à ma cousine que nous pouvions, elle et moi, correspondre par email, c’était suffisant :) elle n’a pas répondu à ce dernier email, j’en conclus donc que j’avais raison: ma mère passait par elle pour avoir mon adresse. tant pis pour elles! :)

[quantique: ça va faire un an !!! que je suis allée te retrouver au 22 de la grand place! et qu'on achetait ensemble des chocolats pour cayou!]

quant à moi, mes déjantements, l’homéopathie, les fleurs de bach et tout ça, ça va, je ferai une autre note quand même! et vous? quoi de neuf? ça va?

jan
29

(C) COURRIER INTERNATIONAL | (C) CAMBODGE SOIR HEBDO

Les agents de la circulation de Phnom Penh essaient d’organiser un trafic gigantesque. Tout en essayant de gagner leur vie grâce aux combines plutôt qu’à leurs salaires, raconte Cambodge Soir Hebdo.

29.01.2010 | Im Navin | Cambodge Soir Hebdo

Phnom Penh, capitale du Cambodge, près de 2 millions d’habitants et seulement 400 agents de la circulation pour surveiller un parc de plus de 700 000 motos et plusieurs dizaines de milliers de voitures. Dès 7 heures du matin, les hommes en bleu prennent position aux emplacements stratégiques.

Pour un peu plus de 53 euros par mois, les forces de l’ordre fournissent le service minimum. Contrairement à l’idée reçue, la mission première d’un policier préposé à la circulation n’est pas de chasser le contrevenant mais plutôt d’essayer de faciliter la circulation en évitant la formation de bouchons. Et d’essayer de dissuader les automobilistes de commettre trop d’infractions, comme celle, particulièrement répandue, de doubler en klaxonnant en troisième ou quatrième file sur une avenue bondée.

Parmi tous les points noirs de la capitale, le carrefour* à l’angle du boulevard de la Fédération-de-Russie et de la Route 271, devant l’université royale de Phnom Penh, est certainement l’un des plus difficiles à gérer. Pas moins d’une vingtaine de policiers y sont quotidiennement déployés.

[*j'y passe tous les matins et tous les soirs!]

Là, une table et quelques chaises sont installées en plein air. Un policier conserve devant lui les photocopies des pages du Code de la route concernant les infractions les plus courantes. En effet, les conducteurs soupçonnent très souvent les agents d’inventer de nouvelles règles. A côté de lui, un sac en plastique noir pend mollement du rétroviseur de la moto d’un autre policier. Il sert à stocker le fruit des contraventions.

Un coup de sifflet retentit. D’un bond, un agent bloque** le passage à une moto conduite par une jeune fille et, les bras en croix, brandit sa matraque orange. “Votre rétroviseur est trop petit et il ne sert à rien. Il faut en changer. Vous devez payer une amende de 4 000 riels [0,68 euro]”, lui explique l’agent. Sans même discuter, la conductrice sort l’argent de sa poche, et repart rapidement sans exiger la contravention qui ne lui est, d’ailleurs, même pas proposée. Le policier tend le bras et jette les billets froissés dans le sac en plastique. Pourquoi 4 000 riels, alors que l’amende légale pour les petites contraventions de 1re catégorie (absence de rétroviseur, défaut de port du casque, etc.) est de 5 000 riels ? Pour la simple raison que cet argent n’arrivera jamais jusqu’au commissariat. A la fin de la journée, il sera partagé entre les agents en faction.

[**mais non c'est pas dangereux de voir un connard en bleu sauter sur la voie juste devant soi avec une matraque à la main, mais non ça n'incite pas les motos à faire de grands écarts sur la voie...]

Pour les infractions de catégories supérieures, comme brûler un feu rouge, les amendes montent jusqu’à 30 000 riels [5,20 euros]. Mais l’immense écart entre le tarif ridiculement bas des amendes et le prix élevé de certains véhicules rend la plupart du temps totalement inefficace le rôle dissuasif qu’est censée jouer la police de la circulation. Cette dernière a trouvé une parade en menaçant de confisquer le véhicule des conducteurs récalcitrants. Dans l’éventail des contraventions, la fourrière rapporte davantage. Interrogé sur les pratiques des policiers qui encaissent des amendes sans délivrer de reçu, Heng Chanthy, directeur du bureau de la police routière de Phnom Penh, reconnaît l’existence d’irrégularités et affirme que son bureau prend régulièrement des mesures pour les sanctionner.

Pourtant, souffle un autre policier, “notre salaire nous permet tout juste de payer l’essence pour aller travailler. Pour nourrir notre famille et envoyer nos enfants à l’école, nous sommes obligés de nous partager une partie des contraventions, ce qui représente environ 20 000 riels [3,40 euros] par jour. Mais nous ne gagnons pas cela tous les jours. Nous devons aussi travailler dans les bureaux par roulement. Et là, il n’y a pas de petit surplus… Si nos salaires étaient plus élevés, tout le monde y gagnerait, à commencer par l’Etat.”

Pourquoi c’est toujours les motos qu’on arrête et pas les gros 4×4 qui poussent tout le monde hors de la voie, hein? parce que quand on est obligé de se jeter sous les roues du véhicule pour l’arrêter, il est certain qu’on ne va pas se jeter sous les roues d’un 4×4…

tant que la corruption règnera, tant que les flics eux-mêmes rouleront à contre-sens sur la voie, tant que la prévention routière ne sera pas assurée dans les écoles et les amendes effectivement payées à l’Etat, ça changera pas…

je hais le cyclomotoriste khmer!

jan
27

je suis traumatisée de fatigue. autrefois, jusqu’en 2006, je tenais par les nerfs ou l’angoisse, ou que sais-je. quand j’ai démissionné en plein burnout, et que je me suis réfugiée en france, je me suis retrouvée avec tout le temps de dormir à loisir et je ne m’en suis pas privée. je croyais qu’en vieillissant, on avait moins besoin de sommeil… j’ai dû louper une explication, car plus je vieillis et plus je dors.

seulement voilà, maintenant, je me farcis de nouveau des horaires de bureau et une semaine longue de boulot et de trajet aller-retour. je suis claquée. avec la chaleur d’ici, le dépaysement, le stress, etc., ça n’arrange rien. depuis mai, j’ai l’impression de passer mon temps à être claquée. jusqu’à ce dimanche matin où je me suis levée f a t i g u é e ! en fait, je me sentais comme ivre de fatigue, je sais maintenant ce que cette expression veut dire.

samedi, j’ai traîné partout dans bangkok (je ferai une note), dès potron-minet, après un petit-déj asiatique. et jusque 2h du mat puisque je suis allée au ciné, à la séance de 22h35! je me suis donc couchée à 3h… dimanche matin, j’étais quand même réveillée à 7h puisque je suis du matin et c’est mon ryhtme. quand je me suis levée pour aller à la salle de bain, j’étais étourdie de fatigue, comme ivre.

ça m’a traumatisée d’en arriver là!

jan
12
CHEZ LE PINSON

CHEZ LE PINSON

mon voisin, le pinson, tournait un documentaire il y a peu, chez lui. l’homme à la chemise bleue est dans le fauteuil du patient… et le pinson dans sa position habituelle! c’est marrant de voir ce lieu à usages multiples! et puis en plein jour et baigné de lumière artificielle, alors que je ne m’y rendais que nuitamment.

jan
12

j’ai bien sûr répondu aux bons voeux de ma tante, qui a pris grand soin d’ignorer mon dernier email.
oui, souvenez-vous, le 19 septembre, elle venait me souhaiter mon anniversaire (qui est en juin) en m’engueulant à sa façon car je n’avais pas été lu irendre visite avant de quiter la france. dans ma réponse, je lui ai signalé au passage qu’elle n’a jamais daigné me rendre visite depuis plus de 25 ans que je n’habite plus chez mes parents.

comme elle me montre combien elle aime la météo dans ses voeux, je lui ai fait la même bafouille, météorologique!
que j’ai pompée sur internet bien sûr:

chère jocelyne,
merci de vos bons voeux!
parlant climat, dans le
contexte d’un changement climatique,
les caractéristiques des dépressions
aux moyennes latitudes (en
particulier celles qui atteignent les côtes
bretonnes) sont susceptibles de changer
pour deux raisons : la première est une
modification du gradient de température
équateur-pôle, gradient qui tend à
diminuer près de la surface mais qui a
tendance à augmenter en altitude. La
seconde est une augmentation de la
quantité totale de vapeur d’eau dans
l’atmosphère, donc de la quantité de
vapeur d’eau qui peut être condensée et
ainsi dégager de la chaleur latente.
Déjà, dans le précédent rapport du Giec,
en 2001, il était mentionné que le nombre
total de dépressions pouvait diminuer,
alors que le nombre de fortes
dépressions (ou tempêtes) pouvait augmenter.
À l’aide de diagnostics simples
établis sur le gradient de pression en
surface, en moyenne quotidienne,
Lambert et Fyfe (2006) ont montré
récemment que cette double tendance
se retrouvait avec tous les modèles
qu’ils avaient pu analyser, parmi ceux
utilisés pour le prochain rapport du
Giec. C’est le cas, en particulier, des
deux modèles français, et ce dans les
deux hémisphères. Pour le scénario
SRES-A2, cette décroissance est, pour
les deux modèles, de 10 % environ en
2100 dans l’hémisphère Sud, un peu
moins dans l’hémisphère Nord. Pour les
dépressions les plus intenses, le modèle
IPSL-CM4 simule un accroissement de
leur nombre de 20 % dans l’hémisphère
Nord et de 70 % dans l’hémisphère Sud,
deux valeurs proches des moyennes des
modèles. Par contre, CNRM-CM3
simule un faible accroissement du
nombre d’événements intenses, surtout
dans l’hémisphère Sud. Lambert et
Fyfe (2006) ont également montré que
presque tous les modèles simulaient
une modification de la fréquence des
dépressions dès le milieu du XXe siècle.
Le modèle CNRM-CM3 est l’un des
modèles faisant exception, probablement
à cause d’une légère dérive dans
la simulation de contrôle.

L’extension de glace de mer simulée en
hiver par les deux modèles ne diminue
que légèrement, car les conditions favorables
à la congélation de la surface
océanique persistent : peu ou pas de
rayonnement solaire, températures,
certes plus élevées, mais toujours
nettement négatives. En revanche, le
réchauffement des températures
atmosphériques et océaniques affecte
fortement la production annuelle nette
de glace. Ainsi, dans une grande partie
de l’Arctique, elle devient trop mince
pour persister au cours de l’été. Les
modèles de l’IPSL et du CNRM ont évalué
cette déplétion estivale pour la fin du
XXIe siècle, et indiquent qu’elle devrait
être d’autant plus marquée que les
émissions de gaz à effet de serre sont
intenses. Il apparaît, en particulier, que
la glace de mer arctique pourrait disparaître
totalement en été, comme le
simule le modèle du CNRM pour la
période 2070-2099, dans le cas du scénario
SRES-A2 (le plus « pessimiste »).
En Antarctique, l’extension maximale
de la glace de mer est réduite de 25 %
environ et les deux modèles simulent
une fonte de glace plus rapide au printemps
et en été à la fin du XXIe siècle
qu’à l’époque actuelle.

Même si les modèles climatiques n’ont
pas une résolution suffisante pour
décrire correctement le climat partout
en France métropolitaine, il faut
regarder comment il simulait une
grandeur climatique telle que la température
moyenne estivale (de juin à août),
et comment son évolution pouvait être
interprétée. En moyenne sur la France
et sur les trois mois d’été, la température
peut varier de plusieurs degrés
Celsius d’une année à l’autre.
Cette variabilité interannuelle est
présente dans les observations et assez
bien reproduite par les modèles, en la
surestimant légèrement : sur la période
1880-2002, l’écart type est de 0,9 °C
pour les observations et d’environ
1,2 °C pour les deux modèles. C’est
l’occasion de rappeler que ces
simulations climatiques ne permettent
pas de comparer modèles et observations
pour une année particulière. Les
modèles simulent des étés « caniculaires »,
mais n’étant contraints par aucune
observation météorologique, il n’y a
aucune raison pour qu’ils simulent la
canicule d’une année précise, comme
par exemple 2003, si ces extrêmes sont
seulement le fait de la variabilité naturelle.
Les comparaisons entre modèles
climatiques et observations ne peuvent
être que statistiques.

Dans les observations, le côté exceptionnel
de l’été 2003 ressort très clairement.
Cette valeur, qui est exceptionnelle au regard
du climat du siècle dernier, illustre
ce qui pourrait se passer au XXIe siècle.
Dans le scénario A2, la température
moyenne des étés croît fortement, et, à
la fin du siècle, la température de
presque tous les étés simulés dépasse
celle de l’été 2003, c’est-à-dire que l’été
2003 serait un été « froid » ! La température
moyenne des étés atteint celle de
2003 vers 2070-2080 pour les deux
modèles. Pour le scénario B1, la température
des étés croît également, mais
beaucoup plus faiblement. À la fin du
siècle, la température moyenne des étés
reste inférieure à celle de 2003. Un été
de type 2003 n’est plus exceptionnel,
mais correspond néanmoins à un été
nettement plus chaud que la moyenne.
Il ne faut pas considérer ces chiffres
comme des valeurs exactes, mais plutôt
comme une illustration concrète du fait
que les changements climatiques futurs
pourraient être très importants, et qu’ils
sont aussi très dépendants de nos émissions
futures en gaz à effet de serre.
Cette évolution des températures estivales
offre la possibilité d’illustrer
plus concrètement comment les effets
d’un changement climatique global
pourraient se traduire à l’échelle régionale.
En effet, nous sommes couramment
soumis à des changements de
température de plusieurs degrés, par
exemple en France métropolitaine de 10
à 15 °C entre le jour et la nuit, ou entre
l’été et l’hiver. Et si nous et notre environnement
subissons sans difficulté et
sans dommage ces variations, pourquoi
devrait-on s’inquiéter de changements
de 3 à 4 °C sur des constantes de temps
beaucoup plus longues, de l’ordre du
siècle ? Les observations nous indiquent
que la température moyenne des
étés « très chauds » (1976, 1983…) ne
dépasse la température moyenne climatologique
que de 2 °C environ, et que
celle de l’été de 2003 ne l’a dépassée
que de 4 °C. Et pourtant, pendant cet
été 2003, il était évident que nos équipements
(centrales électriques,
transports en commun…), nos maisons,
nos bâtiments, nos infrastructures, nos
villes, notre environnement, tous les
écosystèmes, étaient totalement
inadaptés à de telles conditions climatiques.
Même si la température
moyenne ne permet évidemment pas de
décrire la complexité réelle d’un été
chaud ou caniculaire (cf. Rousseau,
2005, comme exemple d’analyse plus
fine de la canicule 2003), il nous semble
pertinent d’utiliser cet exemple
pour montrer qu’une élévation de température
de « quelques degrés seulement »
correspond très concrètement à
des changements très importants de
notre cadre de vie et de l’environnement
de tous les écosystèmes.

La communauté française (Cerfacs, CNRM, IPSL,
LGGE…) a entrepris des travaux pour
développer des méthodes de régionalisation
afin d’estimer les changements
climatiques à des échelles plus fines.

Dès le XIXe siècle, lorsque les scientifiques
comprirent que la température
de surface de la Terre résultait de l’équilibre
entre l’énergie reçue et celle
perdue, ils en déduisirent que toute
modification de l’une de ces quantités
se traduirait par un changement de la
température de surface, et donc du climat.
En même temps, le rayonnement
solaire était identifié comme étant la
principale source d’énergie, et le rayonnement
infrarouge le principal mode
d’échange par lequel la Terre et son
atmosphère perdaient l’énergie vers
l’espace. Il fallut néanmoins attendre le
milieu du XXe siècle pour calculer correctement
ces échanges par rayonnement
infrarouge et comprendre leurs
interactions avec les autres modes d’échange
(convection, etc.). Aujourd’hui,
l’effet de l’accroissement de la concentration
des gaz sur l’effet de serre est
bien quantifié. Les recherches portent
plutôt sur l’étude des phénomènes qui
peuvent amplifier ou atténuer ce phénomène,
sur l’évaluation des impacts
concrets que pourrait avoir cette augmentation
(notamment sur les pluies et
la disponibilité en eau, l’évolution des
glaciers, le niveau de la mer…) et sur
l’éventualité de changements brutaux et
dramatiques du climat. Ainsi, la question
scientifique n’est plus de savoir si
la température de la Terre va augmenter
du fait des activités humaines, mais plutôt
d’évaluer de combien elle va augmenter,
et avec quelles conséquences,
notamment sur le cycle hydrologique.
Depuis le précédent rapport du Giec, en
2001, les modèles climatiques ont
gagné en cohérence et représentent les
phénomènes de façon plus complète. Ils
simulent de façon assez réaliste une
multitude de caractéristiques du climat
actuel ainsi que l’évolution observée de
la température moyenne de la Terre
depuis plus de 100 ans. Les deux modèles
français, dont nous avons présenté
ici rapidement les résultats, sont représentatifs
à la fois des caractéristiques
générales de ces modèles, mais aussi de
leurs différences.
Pour les changements climatiques
futurs, plusieurs résultats sont considérés
comme robustes car ils se retrouvent
dans les différents modèles et ont des
explications théoriques. Ce sont notamment
la distribution géographique de
l’accroissement de température (celuici
étant plus élevé sur les continents que
sur les océans, très fort en région
Arctique), la répartition par bandes de
latitude des changements de précipitations
(augmentation près de l’équateur
et aux hautes latitudes, diminution dans
les régions subtropicales), l’augmentation
de l’intensité des tempêtes aux
moyennes latitudes ou le retrait de la
glace de mer dans les régions polaires.
À côté de ces résultats robustes, des
questions importantes demeurent très
ouvertes. Pour une perturbation donnée,
tel un doublement de CO2, quel sera
l’accroissement de température
moyenne ? 2 ou 4,5 °C ? Quels seront
les changements de précipitations aux
échelles régionales ? Quelles seront les
conséquences concrètes de cet accroissement
de température en termes d’événements
extrêmes, de cyclones,
d’enneigement, de débit des rivières,
d’intensité des orages… ? Les modèles
climatiques nous donnent des indications,
mais elles peuvent être contradictoires
et il est parfois difficile d’établir
leur fiabilité. De façon générale, nous
savons aujourd’hui évaluer le climat
simulé par les modèles par rapport aux
observations, mais nous ne disposons
pas de méthodologie pour évaluer les
changements du climat en réponse à
différentes perturbations, à différents
forçages. Par exemple, il est nécessaire
que l’accroissement de température
observé depuis un siècle soit bien
simulé par les modèles, mais cette
contrainte n’est pas suffisante pour permettre
des prévisions fiables des changements
climatiques futurs. D’autres
pistes sont également explorées, comme
l’étude détaillée des variations interannuelles
du climat ou l’étude des climats
passés.
Est-il encore temps d’agir ? Le climat
ne va-t-il pas de toute façon continuer à
changer du fait de nos émissions passées
de gaz à effet de serre ? Les modèles
nous indiquent effectivement que le
climat de la Terre va continuer à se
réchauffer dans le futur, même si les
concentrations des gaz à effet de serre
sont stabilisées à leurs valeurs actuelles
(ce qui nécessiterait un arrêt quasi total
des émissions anthropiques). Mais ces
modèles nous disent aussi que, selon le
scénario d’émission de gaz à effet de
serre choisi, l’amplitude du réchauffement
sera très différente, et que, plus on
réduit tardivement nos émissions, plus
l’effet d’inertie du climat est important.
L’accroissement de température pour le
scénario « fort » (SRES-A2), pour
lequel les émissions continuent de croître
pendant tout le siècle, est deux fois
plus élevé que pour un scénario (SRESB1)
pour lequel elles croissent lentement
jusqu’en 2050, puis décroissent.
Ainsi, des changements climatiques
sont effectivement en cours, mais leur
amplitude et leur sévérité dépendront
avant tout des actions qui seront ou non
entreprises, de la rapidité et de l’étendue
de leur mise en œuvre.
bises!

je me suis bien appliquée, j’espère que ça lui plaira!

jan
12

ma tante me souhaite une bonne année. je me demande si l’esprit de la mère d’Erika n’aurait pas pris possession de son corps. voyez par vous-mêmes!

C’est avec un peu de retard (j’avoue que je ne suis pas bien courageuse en ce moment et je ferai bien comme les marmottes…) que nous répondons à tes bons voeux.
Nous te souhaitons à toi aussi une excellente année 2010 avec une bonne santé et la réalisation de tes projets et souhaits.
Un peu de nouvelles du pays. Je ne sais pas quel temps tu as mais en France l’hiver est bien présent et certaines régions comme la Bretagne, la Normandie et le Nord souffrent particulièrement avec beaucoup de neige, du verglas et des températures bien basses. Je crois que cela fait bien longtemps qu’autant de régions soient en même temps concernées par la neige et les intempéries.
Les aéroports fermés, les autoroutes difficilement praticables, les camions bloqués : quelle pagaille et que de soucis de circulation. La Côte d’Azur, Avignon et le Chateau des Papes sous la neige, c’est bien joli mais pas pour la vie quotidienne. Enfin, c’est l’hiver.
Nous sommes allées passer les Fêtes de fin d’année en Alsace avec de la pluie et des températures relativement clémentes et c’est en rentrant chez nous que nous avons pris beaucoup de neige à Clermont Ferrand et depuis le froid et la neige se sont également installés chez nous. Ce matin, nous avions moins 7, nous ne sommes pas les plus à plaindre, il y a eu moins 21 à Brétigny sur Orge, là on commence à se les peler.
Bon pour aujourd’hui je vais te quitter là et en attendant de tes nouvelles, encore une Bonne Année avec plein de bonheur et de belles choses.
Grosses bises.

vous vous rendez compte un peu… à brétigny, il faisait -21 °C. …
mais où va-t-on avec cette hiver qui n’en finit plus en janvier, ma brèèèèèèèèèève dèèèèèèèèèèèèèèèèème!

déc
28

j’ai toujours voulu regarder cette série mais n’ai jamais eu l’occasion. c’est fait, je me suis acheté les 5 saisons en DVD piratés samedi et j’ai regardé le premier épisode hier soir. ce soir, je me fais la suite!

puisque ma moto était au garage, puisque j’avais toujours la chiasse, je n’ai rien fait ce weekend et bien sûr pas le voyage que j’avais prévu! je partirai le weekend prochain, ça ira.

du coup, je me suis fais toute la saison 1 de "the mentalist", une série de CBS, sympa mais comme agatha christie, très prévisible. ici, les DVD piratés se vendent $1.5 et quand on les ramène en bon état, on a 50% sur le suivant. j’ai négocié, pareil pour les séries! je vais donc ramener la saison 1 du mentalist et acheter la saison 2, ou une autre série, une autre saison, etc. génial! même plus la peine de se faire ièch à télécharger, ils le font et ils produisent un DVD en moins de temps qu’il n’en faut pour le penser.

je sais, c’est pas bien.
allez, je file, queer m’attend!!! une ch’tite assiette de poisson, un verre de jus de coco, une banane frite, et hop, un DVD!

déc
28

aujourd’hui, ma boss me demandait combien de fois par semaine je pouvais enseigner mon art à une troupe de 6 nouveaux en formation et de 10 anciens qui viendraient picorer selon leur gré, invités mais pas obligés! d’assister à mon cours. j’ai déjà enseigné, au rythme de trois "semestres" américains par an: automne, printemps, été, et je sais très bien que je perds ma voix et devient aphone vers le milieu du semestre.
l’an dernier à paris, ça allait, car je n’ai pas enseigné en continu.
je veux bien enseigner, mais pas perdre ma voix.

j’ai compris que la voie de la voix, c’est symbolique et important. en fait, j’ai la voix enrouée et je deviens parfois aphone depuis mes premières crises d’angoisse en 1997. j’avais perdu ma voie à cette époque-là, et aujourd’hui je sais mieux respecter la voie de la voix! je sais que quand ma voix se barre, c’est que j’ai dû mal à dire. parce que j’ai trop dit. pourtant, quand on enseigne, quand on forme, on n’a pas trop le choix, il faut parler.

du coup, je suis à l’écoute de mes collègues et quand je demande à ma boss si elle a remarqué que ma voix me fait parfois défaut, elle confirme. et n’a aucun mal à accepter que je ne les forme qu’une matinée par quinzaine. ça prendra le temps que ça prendra. on est d’accord. j’en parle ensuite à mon collègue le plus proche au bureau et je lui demande si lui aussi a remarqué que ma voix me fait parfois défaut et il me dit oui, tu as la voix rauque.

en fait non, ma voix n’est pas rauque, elle s’étrangle juste un peu parfois. mais ça me plaît bien cette idée d’avoir la voix rauque. quand j’étais jeune, je fumais car je voulais avoir la voix de la grande jeanne (moreau) ou de la belle françoise (sagan). je ne savais pas que tout ce que la clope apporte en fait n’est pas vraiment désirable …

déc
28

Un homme tué par la police après un braquage à Nîmes
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/12/27/un-homme-tue-par-la-police-apres-un-braquage-a-nimes_1285314_3224.html#xtor=RSS-3208
Deux hommes ont braqué un restaurant McDonald’s à Nîmes. A l’arrivée de la police, l’un deux a pris une femme en otage et a été abattu.

hé bé, ça a dû remuer dans les bosquets!

déc
27

je ne sais pas quel est l’insecte qui peuple le plus la terre. le cafard? la mite? l’abeille? moi, je vote pour la fourmi. y en a partout. ici, elles vivent dans les murs. elles se promènent partout. elles se mettent dans tout, elle bouffent tout. enfin, non, ce qu’elles aiment bien sûr, mais quand elles aiment un truc, elles trouvent le moyen d’y aller…

par exemple, j’ai acheté des galettes au beurre bonne maman l’autre jour, car à mon avis, ça allait aller puisque ces galettes sont emballées individuellement. contrairement aux pim’s que les fourmis me volent systématiquement! les galettes ont suivi le même chemin que tout gâteau pris d’assaut par les fourmis: le congélateur. une fois congelées, j’ai dépiauté mes galettes et je les ai essuyées une à une. hors de question que je laisse les fourmis me prendre ça. quand elles envahissent quelque chose que je peux sauver, je le mets au congélateur, si c’est un verre de jus, elles se carapatent du verre et essayer de se sauver du congélo avant de mourir de froid. résultat mon verre est propre et je n’ai plus qu’à essuyer les fourmis du congélateur.

ici, les khmers aiment manger les fourmis. autant nous nous délectons de caviar, autant ils se délectent d’oeufs de fourmis. j’avoue que je n’ai pas encore été capable d’essayer, ça me soulève le coeur. tout comme les grillons, les tarentules, les oeufs couvés. je mange des huîtres vivantes, des oeufs de poisson, des escargots, sans hésitation, mais <<l’excentrique>> local, je ne peux pas. je ne sais pas si cela leur vient de l’époque du régime du kampuchéa démocratique, où la population était affamée et prête à faire ventre de tout aliment…

enfin, je ne pouvais pas jusqu’à ce matin où j’ai vu trop tard une fourmi dans mon soja! j’ai mangé une fourmi ce matin. ce n’est peut-être pas la première mais c’est la première à ma connaissance!!! 5 minutes avant, j’avais trouvé ma boîte de céréales pleine de fourmis parce que 7 minutes avant, après avoir versé les céréales dans un bol et le lait par dessus, j’ai vu y flotter des fourmis… j’ai donc tout jeté, car là, je ne peux pas congeler les céréales et ensuite les essuyer grain par grain …

j’ai pris un autre bol, j’ai versé le reste d’un autre paquet de céréales dans lequel il n’y avait pas de fourmi, le lait de soja par dessus et hop, le temps de ramasser, de nettoyer, et de m’attabler, j’avale la première cuiller et c’est là que trop tard, je réalise que le point noir dans mes boules de mais bio au lait de soja n’est pas une graine de lin mais bien probablement une fourmi!!!

arghhhhhhhhhhhhhhhhhhhh j’ai mangé une FOURMI!!!

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