BÜRO
bon, faut bien commencer kèk part pour vous raconter les z’aventures de chaos au pays des merveilles après un si long silence…
je vous avais laissé avec la foldingue qui me faisait ièch au bureau, une nana arrivée après tout le monde et qui voulait n’en faire qu’à sa tête sans dialoguer avec personne au bureau… on a tous plus ou moins essayé, de son côté, du nôtre, mais ça ne collait vraiment pas alors on a fini par faire silence. elle dans son coin, mon collègue et moi dans le nôtre, les khmers au milieu qui ne comptaient pas les points.
on a peu à peu repris notre vie ordinaire une fois la poussière retombée, et on déjeunait de nouveau en riant, en parlant, en musique. mais bon, on ne lui as pas infligé l’encens parce qu’elle est allergique, quand même, y a des limites!
et puis, on a eu une chance du tonnerre! on a été obligés de déménager notre bureau, du 223 au 230, en face du 229 où se trouvent tous nos autres collègues, les copains de foldingue: un psychiatrisé grave, que j’appellerai le psy, il a un master de psychanalyse. c’est le type crade et con qui était venu dîner chez moi en france à nîmes, avant mon départ. mon diable qu’il est asocial. non seulement il ne se rase ps et ne se lave pas les dents, il met des vêtements tachés et est du genre à se pisser dessus aux chiottes et à sortir de là le pantalon mouillé au niveau de la braguette. bref, il refoule tellement du gosier que j’ai clairement indiqué à ma hiérarchie que je ne bosserai pas avec lui, je me mettrai en maladie plutôt.
ensuite, il y a le prox dans ce bureau. oui, je l’appelle le proxénète, car il s’est acheté une pute pour $300 mensuels. c’est fréquent ici, certaines femmes survivent ainsi, avec 5 ou 6 mecs qui leur donnent $300 pour venir exiger leurs faveurs à volonté. monsieur est avocat inscrit au barreau de montréal et de paris et pratique l’esclavage sexuel au cambodge où il est fonctionnaire international. chapeau! en plus, il ressemble à mister bean, c’est terrible!
la troisième là-dedans, c’est une Eclairée… j’en reparlerai plus tard. elle était absente en maladie la semaine du déménagement. il y a aussi trois khmers, assez insignifiants, sauf pour le motard artiste poète… j’en reparlerai.
bref, nous étions avec la chef de notre chef en train de regarder le nouveau bureau et où nous allions nous caser, quand la chef demande à la foldingue ce qu’elle en pense. “je pense pas!” qu’elle lui répond, la connasse… bref, ça a dégénéré, elle a gueulé sur la chef (je juuuuuuuuuuubilais intérieurement, c’était jouissif à voir, comme ça notre chef voit aussi ce qu’on a à gérer au quotidien!). elle a fini par cracher son venin: tu le sais ce que je veux, je veux changer de bureau! la chef lui réplique qu’elle lui a déjà dit qu’elle devait lui faire un mail pour faire sa demande et qu’à ce moment-là, ça serait accepté. elle se couvre la chef et elle a raison! bref, je ne sais pas ce qui s’est passé ensuite car la connasse a fini son cirque dans le couloir…
toujours est-il que quand je suis rentrée de thailande, la connasse était au 229 et nous n’étions plus que deux barangs dans le 230. l’Eclairée tirait la gueule parce qu’elle s’était déjà écharpés avec la foldingue à cause de la clim, à l’envers de nous cette fois-ci, pour la mettre et non pas la fermer… dans le 229, la foldingue et le psychanalysé ont tourné leur bureau vers le mur, tournant le dos au reste de la pièce. ça fait très … a m b i a n c e ! depuis, je respire!
Heureuse de vous lire à nouveau ! j’aime beaucoup, entre autres, que vous ayez écrit “canard laquais” et puis surtout, j’apprécie votre façon de prendre l’existence.
poulikin - 24 mars 2010 à 12:51
merci!
1984 - 1 avril 2010 à 17:53